Jour 1 par Moh

Paris 7H. Un ami vient me chercher avec Gwendoline pour nous emmener à l’aeroport.

Le vol de Gwendo arrive 2h avant nous. Au check in, tout se passe bien, elle m’embrasse et prend son avion. Quant à nous, 2h plus tard : départ horrible. Nous avons dû refaire nos bagages au beau milieu du check in_et oui. Cette fois on nous prend la tête sur la présence de batteries dans nos valises et pas sur le poids. Sachez qu’une nouvelle directive interdit les accus au lithium à bord des avions. Nous avons passés plus d’une demi heure à chercher sur internet la composition de nos batteries, pour finalement embarquer en retardant l’avion de 20 minutes. Mais là surprise, plus de passeport pour moi : j’ai refais le trajet plusieurs fois entre le dernier check point et l’avion mais « a p’us ».  J’ai vu, le coeur serré, Flo et Nico s’envoler et moi suis rester au sol. J’en étais à aller voir les flics faire une décla, et à me dire que mon voyage n’aura pas lieu. Je suis repassé par tous les endroits que j’avais fait jusqu’au gate mais rien.J’ai voulu regarder dans les bacs que l’on vous donne au détecteur mais je me suis vu opposé un refus catégorique :

« mais enfin je suis là pour les vérifier alors si y’avais eu un passeport je l’aurai vu. »
Je devenais de plus en plus vert et résigné à rester à Paris, tout en sachant que Gwendo arrivait presque en Turquie. Moi abscent au rendez vous, elle m’attendant dans un pays inconnu!

Je repasse la douane accompagné d’une hôtesse sous le regard suspicieux du petit flic qui scrute ma carte d’identité, et là l’hôtesse reçoit un appel de la zone des détecteurs « on a retrouvé votre passeport, il était entre deux bacs« . Intérieurement je maudis tous ces petits chefs qui se ne se sentent plus, ne se remettent pas en question et se croient infaillibles.

Mais c’est la joie qui prends le dessus, et tout s’enchaîne, l’hôtesse retrouve le sourire me ramène au guichet de British airways, je suis sur le prochain vol direction Istanbul via London.
Je pense à Gwendo qui comme, pour notre voyage à Madagascar, va arriver avant nous sans savoir où elle doit se rendre, ni que je ne suis pas dans le même avion que Flo et Nico. Le stress est toujours un peu là, j’ai une valise avec devinez quoi : des batteries dedans, celles que nous avions essayé de cacher. Lorsque on parle de batterie, chez « nous », il ne s’agit d’une petite recharge que l’on met dirscretos dans la poche : il s’agit plutôt d’un gros cube noir de 5 kg, ressemblant sensiblement à une bombe et en général, elles viennent par valise de 4! Mais tout se poursuit bien, j’arrive à destination avec plus de 5 heures de retard, il est 23h (heure local), je retrouve ma petite bande dans un superbe appart avec vue sur le Bosphore.
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